Je prends l'air de mer. Je prends le soleil et le capture en moi afin de le garder pour l'éternité, on ne sait jamais. Je suis en manque de tout le monde, je dois tous les voir, tous leur parler, tout leur expliquer. Mais peut importe. Je suis devenue une femme-pluie. Je tombe, flotte, me gonfle, ruisselle, m'alourdis et m'esclaffe par-terre. Mais contrairement à la pluie, je ne m'esclaffe pas avec élégance, et c'est là toute la différence. D'un autre coté, je pourrais aussi être une fille-soleil. Je cramerais les gens à les en faire souffrir, au point qu'il ne désire plus ma présence. Mais contrairement au soleil, quand je ne serais pas là, on ne me regretterais pas.
Je me suis promenée sur la plage, le vent soufflant sous et sur ma robe. Je l'adore d'ailleurs, ma robe. Je joue la fillette et jette mes salopettes, j'enfile une petite robette et joue à l'enculette. Mais l'enculette, moi, j'suis pas très douée à ce jeu-là. Il faut dire que je ne suis pas douée pour grand chose. A part les grandes marches comme aujourd'hui sous le soleil et les nuages, en pensant à certaines personnes en souriant, en murmurant l'air de I'm the rain et en interrogeant le ciel sur mon avenir, mon putain de futur. Je pense que seul le ciel peut connaître mon avenir. Mais attention, quand je dis le ciel, ce n'est pas Dieu et tous les autres enculés de Saints. Non. Moi, je fais partie d'une religion ou le Dieu c'est les nuages, le soleil, le vent et la lune. L'odeur maritime et l'odeur de l'essence. Le son du feu qui crépite et le son de la voix de Matthew. La vue de sa silhouette et la vue d'une vague fulgurante. C'est tout ça et plus, ma religion. C'est ma religion-d'honneur. Il n'empêche que tout cela me plaît, contrairement aux guerres protestants/catholiques et à toute la vie de ce (faux-)Jésus.
Aujourd'hui, je suis chez mes pépé/mémé. J'ai pas de photos, je suis à plat. J'ai le moral nase et je suis crévée. Je renifle à plein nez le long repas que je vais déguster ce soir. Enfin, tout ça pour en revenir au fait que je prends cette photo ci-dessus de Fanny. Fanny, ma souris-chérie. Fanny, mes rêveries. Fanny et toutes ses folies. Fanny, Fanny, Fanny. Je pourrais sûrement répéter ce nom-là éternellement. Fanny est une tuerie plus que jolie, mais elle ne le sait pas. Non, elle se trouve laide. Je cherche encore comment, comment elle peut se trouver laide alors qu'elle a de yeux marrons fabuleux, des cheveux frisés comme les cieux, une paire de jambes extraordinairement parfaites et un rire digne d'une vague en plein élan qui va se poser docilement sur la marée. Et puis, elle a un esprit ravageur qui vous entraîne obligatoirement à penser comme elle. Elle réfléchit la plupart du temps ou agit sur l'action du moment. Ça, c'est une fille moderne. Ça, c'est une vraie fille-soleil. Quand elle est là, tout le monde rougit. C'est vraiment ma femme-soleil. Elle éclaire, illumine, fascine tout son monde et même celui des autres. Et puis, Fanny, c'est aussi plein de joies, de rires incontrôlables et de baisers chaque jour. Une bonne soupe de bonne humeur avec 100% de tonus garanti. Tout cela, toutes ces choses magiques, c'est Fanny. Et encore, ce n'est même pas assez bien expliqué, elle est plus que tout ce que vous pouvez imaginer. Elle est elle-même, elle est soi-même, elle est magnifique.
Sur ce, je vous laisse, j'ai un gros ventre à remplir.
Bisous-bisous de mer, C.