lundi 25 mai 2009




Vous savez ce qu'on ressent quand on est vide à l'intérieur ? Moi non plus. Personne ne peut vraiment le ressentir, apart peut-être les animaux qu'on empaille, mais ,à ce moment-là, ils ne peuvent plus trop sentir quoi que ce soit. Mais, essayez tout de même de vous l'imaginer. Essayez de ne plus entendre votre coeur, vos tripes ou même votre sang ruisseler dans vos veines. Moi, je n'y arrives pas. J'arrive à me vider, à ne plus penser à rien et surtout à certaines choses. Du moins pour un petit moment car c'est impossible de ne pas penser à ce qu'on veut ou même ce qu'on désire. Un enfant ne peut pas s'empêcher de penser à des bonbons, même s'il se retient. Je me retiens. Oui, je me retiens le plus possible, mais mon esprit n'est pas vagabond, il préfère penser aux choses auxquelles on tient plutôt qu'à de nouvelles choses. Tout ça pour dire que j'arrive à vider mon esprit, certes, mais pas à l'oublier ne serait-ce qu'une demi-heure. Impossible. Mais quelle est cet engin dans ma tête ? Cette chose qui me torture, me retourne et ne me vide pas. Je n'en sais rien. J'ai jamais été très forte pour l'SVT et toute les choses vraiment savantes. Disons juste que je me débrouilles. Je ne suis pas un as. Non, je suis plus une pique. Je suis ni coeur, ni trèfle, ni as. Je suis pique. Je me pique et me griffe. Je m'arrache et me gratte. Je suis pique. Peut-être pas l'as de pique. Peut-être pas la reine de pique non-plus. Peut-être seulement le valet. Oui, le valet de pique. La personne sur laquelle on s'appuie, la personne qu'on charrie gratuitement, la personne inutile mais pourtant un peu serviable. La personne dont tout le monde se fout : la conne de service, le valet de pique.
Aujourd'hui, il fait très chaud. Aujourd'hui, tout est vide : le monde, mon coeur, mon cerveau et ma colle. TOUT. Absolument tout. Je veux que tout change. Je veux tout remplir. Remplir le monde de joie et de folie. Remplir mon coeur de champagne et d'un peu d'amour. Remplir mon cerveau d'inutilités et d'SVT. Changer ma colle. Je veux du changement. Et qui m'aime pas me suive pas. De toute façon, la seule chose que j'ai à faire en ce moment, c'est d'attendre. Attendre ce changement-là, l'attendre lui. Attendre, attendre, attendre.
Je suis une fille papillon. Je vole, je vole. Je me fait manger par un bourdon. Je ne vole plus, mes ailes sont cassées. Je me mute en chenille, à l'inverse de tous les autres. Je transperce ce con de bourdon pour revoir le jour. Je revis à nouveau. Voici une belle histoire. Pour l'instant, je n'en suis encore qu'à l'étape où je vole encore gaiement.
Sur ce, je vous laisse, je dois encore attendre.
Bisous-bisous, C.